"Le projet de reboisement de la Tête de Chien."
La ceinture verte de Monaco.
Le poumon de Monaco.
ou bien plutôt la feuille de vigne environnementaliste.
"La principauté veut planter 20000 arbres autour de La Tête de Chien" Nice Matin du 28 mars 2008
Un projet qui dure
Ni Monaco ni les autres signataires du projet ne savent lire.
Ils ne savent surtout pas lire les réglements internationaux sur la protection des espéces et la biodiversité.
De plus ils ne savent pas ce qu'est un écosystéme.
Pour en savoir plus
Encore une fois l'entreprise (EPIC) Etablissement Public d'intérêt commercial
"Office National des Forêts"
veut faire de l'argent sur le territoire public.
Le PPR et le risque incendie "ques aco ?"

JEAN-PAUL FRONZES www.nicematin.fr - vendredi 16,mai 2008- page 6.

Réchauffement climatique
A La Turbie et Cap d'Ail, le premier couac, de la lutte contre le CO2 , le premier « puits de carbone d'Europe»

(en l'occurrence, une plantation d'arbres visant à capter le CO2 et lutter contre le réchauffement climatique) En janvier 2007 est inauguré en grande pompe sur les communes de Cap-d'Ail et de La Turbie: Sur un terrain parcouru vingt ans plus tôt par un incendie, l'opération est menée par l'Office national des forêts (ONF) et partiellement financée par la principauté de Monaco.

Quinze mois plus tard, l'heure n'est plus aux cocoricos mais à une polémique, restée jusqu'ici en vase clos. Les quatre hectares -plantés principalement-en pins d'Alep s'intégraient dans :une zone accueillant des' plantes rares, telle une fleur; la belle Nivéole de Nice, ou un chardon, l'Atractyle grillagé.

Des scientifiques et des associations naturalistes s'insurgent.
L'ONF a commis une grave faute accuse Sylvain Angerand, des Amis: de la Terre " en investissant un terrain `à très haut intérêt écologique et en opérant des destructions; heureusement limitées, d'espèces protégées "

L a contestation- (1) s'amplifie début 2008, à l'annonce d'une seconde phase de peuplement. Le premier avril, les deux parties se retrouvent sur les lieux pour une réunion sous tension, qui débouche cepéndant sur un compromis.

L'ONF accepte de différer le projet jusqu'aux résultats d'une expertise confiée à des scientifiques. " Si ces travaux révèlent de nombreuses espèces à,préserver » promet le directeur départemental, Claude Rupé, -. eh bien, on renoncera à boiser le site -. La très rare Nivéole présente uniquement en France sur deux sites, les Préalpes de Grasse et les corniches au-dessus de Monaco. Des pieds auraient été détruits tors de la plantation d'arbres à La Turbie.dans le cadre d'un puits de carbone». L'ONF confesse une " petite erreur » Tout en dénonçant un mauvais procès »,

celui-ci admet néanmoins = une erreur-limitée au tiers des 4 hectares =. «Cette zone à nivéoles n'aurait pas dû être plantée et d'ailleurs elle ne s'y prêtait pas.

Sur, un sol rocailleux, la plupart des arbrisseaux n'a pas survécu ». A toute chose malheur est bon. - L'incident " poursuit' il « nous a convaincus de 1a nécessité de réfléchir da-vantage, à ,nos actions, de travailler plus étroitement avec les scientifiques et le Conservatoire national botanique méditerranéen =. Fin du litige?

Frédéric Médail,- qui s'était ému du couac de l'ONF, veut le croire. Lé débat qui en a résulté " ajoute ce professeur d'écologie à l'université d'Aix " sera je l'espère, salutaire

" Reste une question à fort enjeu. Est-il opportun de créer des « puits de car bone » sur le littoral méditerranéen, dans une zone' particulièrement sensible aux incendies et où la forêt, à croissance lente, absorbe 30 à 50 fois moins de C02 que sous les tropiques?

Claude Rupé évoque une simple mesure, à la Turbie, de la capacité de stockage du carbone et non un véritable -« puits »,, terme impropre; selon lui avancé imprudemment par les chargés de communication de l'époque.

Monaco n'a aucune envie de participer à la polémique. « on fait confiance à L'ONF, premier opérateur français précise un dirigeant de la Fondation Albert II